Vos deux centres EUROPE DIRECT de Lorraine partent tous les mois à la rencontre des porteurs de projets européens ou ayant bénéficié des fonds européens sur le territoire. Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir la station de recharge solaire « Teepee » à Veckring (57920). Nous avons compilé pour vous les explications de Pascal Jost concernant les enjeux et le financement de ce nouvel équipement.

Infographie
Télécharger l’infographie ici.

Interview de Pascal Jost, maire de Veckring et vice-président à la Communauté de Communes de l’Arc Mosellan.
Présentez-nous le projet de la commune.
Pascal Jost : Nous avons installé une station de recharge solaire pour vélos et trottinettes électriques, baptisée « Teepee ». C’est une structure totalement autonome qui permet de recharger simultanément jusqu’à quatre équipements. Elle est située stratégiquement à proximité de l’ancien presbytère que nous sommes en train de réhabiliter en espace d’accueil mairie et tourisme. C’est un projet qui s’inscrit dans une dynamique plus large portée par la Communauté de Communes de l’Arc Mosellan, qui développe un vaste réseau de pistes cyclables pour relier nos 26 communes.
Quels sont les objectifs de cette installation ?
PJ : L’objectif principal est de renforcer l’attractivité touristique de notre territoire. Veckring accueille déjà beaucoup de visiteurs, notamment avec l’ouvrage du Hackenberg. Nous voulions offrir un service supplémentaire aux cyclotouristes, souvent équipés de vélos électriques, pour qu’ils puissent faire une halte et recharger leurs batteries. Au-delà du tourisme, nous visons l’obtention du label national « Commune accueil vélo » et nous souhaitons démocratiser l’usage des modes de déplacements doux, que ce soit pour les loisirs ou pour les trajets du quotidien.
Quelles ont été les aides apportées ?
PJ : Ce projet a pu voir le jour grâce à un soutien financier important de l’Union européenne.
Nous avons bénéficié d’une subvention de 70 % via le fonds LEADER / FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural). C’est une enveloppe destinée spécifiquement à soutenir le développement touristique et culturel en zone rurale. Sans l’Europe, il est difficile pour des petites communes rurales comme la nôtre de porter seules ce type d’investissement innovant.
Pourquoi avoir choisi ce type d’équipement spécifique ?
PJ : Nous avons fait le choix de l’éco-responsabilité et du « Made in France ». La station a été conçue par l’entreprise Ecoload, basée en Isère. Ce qui nous a séduits, c’est son autonomie énergétique grâce aux panneaux solaires sur le toit, et sa modularité : elle s’installe sans gros travaux de génie civil. Elle est aussi adaptée aux nouveaux usages, car on voit de plus en plus de trottinettes électriques sur nos pistes, et la station permet aussi de les recharger.
Un dernier mot sur l’avenir de la mobilité dans le secteur ?
PJ : Nous travaillons pour que le vélo devienne une réelle alternative à la voiture, pas seulement le week-end. En reliant nos villages aux gares comme celle de Kédange-sur-Canner, nous espérons favoriser l’intermodalité train + vélo pour les trajets domicile-travail. C’est un travail de longue haleine, mais les infrastructures comme cette station sont des pierres indispensables à l’édifice.






