Témoignages de jeunes en CES

{tab CES en France}

Témoignage sous forme d’interview avec Asia et Johannes, volontaires européen.ne.s au Lycée Pixérécourt 

Le volontariat dans le cadre du Corps Européen de Solidarité permet aux jeunes de vivre des expériences internationales, de découvrir de nouvelles cultures et de se développer personnellement. Depuis octobre, Asia, originaire d’Italie, et Johannes, venu d’Allemagne, participent à ce programme en s’engageant pendant huit mois au Lycée agricole de Pixérécourt à Malzéville, en France.

Pourquoi avez-vous initialement décidé de faire du volontariat ?

Asia: J’ai initialement décidé de faire un service volontaire après avoir terminé mon diplôme de licence en économie circulaire, que j’ai obtenu en trois ans à Florence. Pendant cette période, j’ai également passé six mois à Lisbonne pour un semestre Erasmus. À ce moment-là, je n’étais pas entièrement sûre de ce que je voulais faire ensuite, si je devais poursuivre un master ou commencer à travailler directement. Puis, j’ai découvert l’opportunité de faire un service volontaire. L’idée d’apprendre une nouvelle langue m’a vraiment attirée, tout comme l’orientation de la mission proposée, qui correspondait à mes intérêts et à mes objectifs.

Johannes: Après mon bac l’été dernier à Dresde, j’ai décidé de prendre une année de pause, ce qui est assez courant pour de nombreux jeunes en Allemagne après le bac. Au départ, j’avais prévu de faire du Work and Travel en France. Cependant, plus j’y réfléchissais, plus il devenait évident que ce type d’aventure comportait trop d’incertitudes pour moi, notamment en raison de mes connaissances linguistiques limitées et du manque de sécurité en matière d’assurances. C’est pourquoi j’ai décidé de chercher une option plus à long terme et plus sûre, et c’est ainsi que j’ai découvert le CES (Corps Européen de Solidarité), qui m’a finalement convaincu.

 

Pourquoi un volontariat européen en France et pourquoi cette mission en particulier ?

Asia: J’ai choisi le volontariat européen en France davantage en raison du projet que du pays lui-même. La mission correspondait vraiment à mon diplôme de licence en économie circulaire, car elle se concentre sur la durabilité et le changement climatique – des sujets qui me tiennent vraiment à cœur. C’est ce qui m’a attirée et m’a donné envie de me lancer.

Johannes: J’ai depuis longtemps un intérêt pour la France, sa culture et particulièrement la musique française. Bien que ce soit un pays voisin, je voulais mieux connaître le pays et ses différences avec l’Allemagne. La description du projet m’a donc beaucoup attiré, d’autant plus qu’il abordait des aspects écologiques et européens, dans lesquels je pouvais beaucoup apprendre. De plus, la ville de Nancy m’a semblé intéressante, et comme le cadre temporel correspondait bien, tout s’est parfaitement aligné.

 

Quelles sont vos missions ?

Asia: Au lycée, mes principales tâches consistent à partager la culture européenne et à sensibiliser aux enjeux importants tels que le changement climatique, l’économie circulaire et la biodiversité. J’aide dans les cours d’italien, en soutenant les élèves pour approfondir ces sujets. De plus, je participe à des projets et événements spéciaux organisés au sein de l’école, tels que des initiatives axées sur la biodiversité ou la mobilité européenne.

Johannes: Asia et moi planifions ensemble de nombreux événements et projets, principalement ceux ayant un lien avec l’Europe, que nous mettons ensuite en œuvre à l’école. Je soutiens également les cours d’allemand, là où j’ai besoin d’aider, et je prête main-forte lorsque c’est nécessaire. De plus, Asia et moi suivons actuellement des cours de langue, que nous suivons chaque semaine pendant trois heures afin d’améliorer nos compétences linguistiques.

 

Qu’attendez-vous de cette expérience comme volontaire ?

Asia: Dans ma mission de volontariat, j’espère apprendre le français et acquérir de nouvelles compétences en général. J’ai également hâte de rencontrer et de nouer des liens avec des personnes internationales et françaises, car le réseautage fait partie intégrante de cette expérience. De plus, j’espère voyager et explorer différentes régions de la France, pour mieux connaître le pays.

Johannes: Pour moi, le plus important est de pouvoir parler la langue couramment à la fin. Je veux accumuler de nombreuses nouvelles expériences, me développer et apprendre davantage – à la fois pour moi-même et pour mon avenir.

 

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

Asia: Ce qui me manque le plus, ce sont certainement mes amis, car ils ont toujours été sources de réconfort. Ici, tout est tellement nouveau et presque rien n’est familier. Je ressens aussi le manque de plus de vie privée, étant donné que nous vivons dans le pensionnat avec les élèves et que nous partageons la cuisine et les espaces communs avec eux. Et bien sûr, la vie universitaire me manque – la routine et les connexions que j’y avais.

Johannes: Ce qui me manque le plus, ce sont ma famille et mes amis. En plus, ce qui me manque, c’est l’environnement familier – tout était plus connu et bien structuré. Ici, beaucoup de choses sont différentes, et parfois, je ressens juste le besoin de retrouver ce sentiment de familiarité.

 

Avez-vous déjà un mot français préféré ? 

Asia: bisous 

Johannes: onirique 

 

 

{tab CES en Italie}

Témoignage de Frédéric, jeune lorrain parti passer 11 mois à Milan en Italie au sein de l’association AVIS qui s’occupe de la promotion du don du sang

Présentation de l’association d’accueil
AVIS est la plus grande association d’Italie qui vise à promouvoir le don du sang. Elle est présente dans quasiment chacune des communes du pays. Mon SVE s’est déroulé dans la structure qui gère toute l’activité de la région Lombarde.
Mes activités au sein de l’association
Durant mon SVE j’ai participé au fonctionnement quotidien de l’association et à l’organisation de colloques, forums et autres évènements de promotion du don du sang. Je me suis également occupé de la promotion du SVE auprès des jeunes lombards et j’ai organisé une soirée de promotion du SVE dans un bar réputé de la ville.
Soutien reçu lors de mon SVE
J’ai participé aux différents séminaires organisés par l’Agence nationale du programme Jeunesse en Action. Mon association d’accueil m’a beaucoup soutenu tout au long de mon SVE. Elle a désigné un tuteur qui m’a aidé dès mon arrivée et pendant mon SVE, et ce d’autant plus qu’il était aussi un de mes colocs. Elle a organisé des cours pour m’expliquer leur manière de travailler, leurs activités et leurs projets. Elle m’a également permis de suivre une formation pour apprendre à créer et à manager un site internet, ce qui m’a été très utile. Le personnel de l’association a été très présent pour moi et m’a toujours soutenu durant mes activités. Mon association m’a aussi offert la possibilité de suivre de nombreux cours de langue italienne (1OOh au total) ce qui a été très utile pour mon intégration dans la structure et dans la communauté locale car à mon arrivée je ne parlais pas du tout italien!
Arrangements pratiques
Je logeais dans un appartement bien situé dans la ville de Milan. L’indemnité que je recevais chaque mois était suffisante pour couvrir tous mes besoins. J’ai eu une fois à utiliser l’assurance AXA à laquelle on souscrit gratuitement quand on fait un SVE et tout s’est bien passé!
Les apports de mon SVE
Grâce aux nombreux cours d’italien et à mon immersion totale dans la communauté locale, j’ai acquis un très bon niveau en italien et c’est sûrement là le plus grand bénéfice de mon expérience SVE.
Mon projet SVE m’a aussi offert l’opportunité de rencontrer des gens de culture différente et j’ai vraiment l’impression d’avoir acquis une nouvelle conscience de l’Europe. Plus généralement, les gens que j’ai rencontré, les situations que j’ai du gérer, et les difficultés que j’ai du parfois surmonter (ex: un autre volontaire qui m’a volé 110€ avant de quitter son projet…) m’ont permis de me confronter à de nouvelles expériences en termes et relations humaines. Ainsi, j’ai très certainement développé de nouvelles compétences sociales.
Enfin le fait d’être totalement immergé dans la réalité d’un pays et dans un contexte de travail requérant certaines attitudes et compétences professionnelles me seront très utiles dans ma future vie professionnelle.
Pour conclure, je pense que cette expérience m’a fait vraiment grandir autant humainement que personnellement ou professionnellement et je recommande bien entendu à tous les jeunes d’Europe et d’ailleurs de faire un Service Volontaire Européen.
D’ailleurs, mon SVE m’a tellement plu que j’ai décidé de rester vivre quelques temps encore à Milan!

 

{tab CES en Macédoine}

Margot, jeune française partie en Macédoine pendant 5 mois pour effectuer un service volontaire européen dans un magazine et auprès de jeunes Roms, vient de revenir en France et témoigne (version française)
Concernant ses activités au sein de la structure d’accueil
“ Pendant mon SVE (Service volontaire européen), j’ai participé à différents projets en rapport avec les activités du Centre des Volontaires de Skopje :
– En collaborant avec le magazine mensuel Voices, un magazine trilingue en Macédonien, en Albanais et en Anglais pour les jeunes de Skopje. J’étais en charge avec les autres volontaires SVE et les volontaires locaux de la recherche, de l’écriture, ainsi que de la mise en page et de la traduction des articles.
– En participant à un projet dans un centre de jour pour les enfants Roms âgés de 4 à 14 ans, qui n’ont pas accès à l’éducation, 2 à 3 fois par semaine, en général 2 heures par jour. Nous avons organisé des jeux collectifs pour apprendre l’alphabet latin, la nature, la danse ou encore des travaux manuels et des ateliers de géographie.
– En prenant part à un projet sur l’environnement initié par d’autres volontaires SVE. Le projet a été réalisé dans les écoles et les lycées et était financé par la Présidence Tchèque de l’Union Européenne (recyclage créatif, quizz sur l’environnement…)
– Par des actions de communication sur le SVE (présentation aux étudiants de l’Université de Skopje, plusieurs conférences avec l’ONG : Centre de Macédoine pour les stages en Europe).
– Par une aide à l’encadrement d’un groupe de volontaires SVE en particulier 6 jeunes volontaires français défavorisés pendant la Biennale de l’Art de Skopje.
– Par une participation à un séminaire sur les relations interculturelles, organisé pour les stagiaires en Bosnie.
Ce que le SVE lui a apporté
“J’ai appris le Macédonien et j’ai fait des progrès en Albanais (la population de Macédoine compte une minorité albanaise de plus de 30%) et en Anglais. Je parlais Anglais quotidiennement avec mes colocataires et mes collègues de l’association. Egalement je faisais les corrections en Anglais d’articles à publier dans notre magazine.
J’ai appris à travailler dans un contexte multiculturel étant donné que la Macédoine est elle-même un pays multiethnique (Macédoniens, Albanais, Roms…) avec des tensions entre les communautés. En 2001 il y a eu un conflit entre les communautés macédoniennes et albanaises. Cette année des nouveaux cafés ont ouvert dans la vieille ville turque, connue comme le quartier albanais de la ville et ces cafés sont désormais aussi fréquentés par des Macédoniens. C’était un sujet tabou depuis le conflit bien qu’il y ait des bâtiments historiques dans la Vieille Ville. Il y a eu des festivals et des concerts organisés dans la vieille ville qui ont attiré un public multiculturel. Cette évolution était très intéressante à constater en tant qu’étrangère.
Concernant la situation des Roms, le plus grand ghetto d’Europe pour Roms est situé à Skopje, et beaucoup d’enfants Roms mendient dans les rues. Nous avons travaillé avec des Macédoniens et des Albanais à la rédaction du magazine, et avec des enfants des rues Roms au centre pour enfants. Ainsi j’étais en contact avec ce type de public quotidiennement. En matière de dialogue interculturel, ce fut un grand enrichissement, même si c’était parfois un peu dur psychologiquement.
Moi même, j’ai eu à gérer au niveau personnel des conflits interculturels puisque je partageais mon logement avec 6 autres volontaires SVE venus d’Espagne, du Portugal, de Lituanie, d’Islande, de Lettonie, et de République tchèque. J’étais également entourée de beaucoup de volontaires d’autres pays.
Plus tard je souhaite utiliser mes connaissances sur la Macédoine. L’année prochaine je veux repartir en Allemagne pour y étudier la communication interculturelle et l’économie. Là-bas il y a une Université spécialisée dans la connaissance de l’Europe de l’Est et des pays d’Europe du Sud-est. J’ai l’intention d’entretenir mes contacts à Skopje et d’écrire mon mémoire de Master sur la Macédoine.
Je recommande le SVE à tout le monde. D’ailleurs j’ai déjà rejoint un réseau d’anciens volontaires en Allemagne. Je souhaite participer à des séminaires et travailler avec des ONGs. Je serais vraiment contente de parrainer les nouveaux volontaires à Berlin ou bien d’apporter des conseils aux volontaires partant en France ou en Macédoine.

 

{tab SVE à Trieux}

Témoignage d’Ilaria, jeune italienne accueillie à Trieux
– Peux tu nous présenter brièvement ton projet?
« Pendant neuf mois j’ai animé des ateliers périscolaires à la mairie de Trieux. Je travaillais le midi (de 11h à 13h) à la cantine et le soir de 16h30 à 18h30 au centre de loisirs. Je mettais en place des ateliers éducatifs et récréatifs pour des enfants de 3 à 10 ans et des activités visant à donner une meilleure connaissance de la culture italienne ».

– De quelle manière as-tu été soutenue lors de ton SVE?
 » J’avais un tuteur qui s’occupait de ma formation linguistique (2h de français par semaine), de me mettre en contact avec les autres volontaires accueillis par le FOL, de mon logement et des questions administratives.
J’ai reçu aussi une formation technique: le BAFA. »

– Peux-tu nous dire quelques mots sur les arrangements pratiques (logement, argent de poche, protection sociale…)?
« Le logement était un peu précaire et Trieux est un petit village loin de Nancy alors c’est pas facile pour se déplacer.
J’ai reçu mon argent de poche tous les mois (125€) par virement bancaire sur le compte français qu’on a ouvert à l’arrivée.
Pour l’assurance j’ai pas eu de problème, je me suis adressée une fois à mon assurance SVE AXA et tout s’est bien passé.
J’ai eu beaucoup de contact avec les habitants car le village était petit. D’abord avec les collègues et puis avec les enfants et les parents. Certaines familles ont été vraiment très gentilles et généreuses avec moi. J’ai aussi été intégrée dans des associations locales qui m’ont permis de participer à des soirées et des fêtes paysannes ou à des conférences débats. Je suis contente des gens que j’ai rencontré ici, ils sont essayé de me faire sentir comme chez moi. Mais j’aurais quand même souhaité plus de contact avec des jeunes ou des autres volontaires. »

– Qu’est ce que ce projet t’as apporté?
« J’ai étudié le français pendant 12 ans et je le connais maintenant très bien. Je sais comprendre, me faire comprendre et utiliser différents types de langages (soutenu, courant…).
J’ai sûrement beaucoup plus de caractère qu’avant et des idées plus claires sur mon futur professionnel et personnel. J’ai développé des capacités d’apprendre, de communiquer, de faire connaissance, de travailler. Je sais créer et proposer des activités éducatives et ludiques pour les enfants de tous les âges et être responsable de leur sécurité. Je sais me débrouiller dans un endroit inconnu où je connais personne, obtenir les infos dont j’ai besoin, m’orienter…
J’ai des compétences dans le domaine de l’animation des enfants et une meilleure connaissance de la culture française et lorraine en particulier. Aussi de la culture polonaise et allemande grâce aux autres volontaires. J’ai appris un autre morceau de l’histoire italienne, celui de la migration dans les mines lorraines.
J’ai développé une meilleure conscience de l’Europe et de ce qu’elle fait ou veut faire pour les jeunes. Je me sens plus internationale, avec plus de compréhension et moins de peur de ce qui es étranger. »

-Et quels sont des projets à ton retour?
« Je vais continuer mes études de traduction ou bien obtenir un stage au Parlement européen. Je suis entrain de traduire un livre qui est une bibliographie d’un ancien mineur migrant italien donc je crois que je resterais en contact avec la communauté locale d’ici. Grâce à mon diplôme BAFA j’aurais toujours la possibilité d’un travail en France dans un centre aéré. »

-Recommanderais-tu le SVE à d’autres personnes?
« Bien sûr oui. Une expérience à l’étranger est toujours utile pour tester soi-même dans un entourage qui n’est pas celui habituel. Un projet SVE donne plus d’idée sur l’Europe. Ça sert en outre à former les jeunes qui seront le futur du continent et leur donner une meilleure conscience de soi et de ses capacités au dehors des moyens d’évaluation conventionnels. Je crois fermement dans le SVE ».

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